Entretiens · Portraits · FIHA
Aného n'est pas un monument silencieux. C'est une conversation permanente entre ses bâtisseurs, sa jeunesse visionnaire et ses anciens. Écoutez le récit d'une ville qui se réinvente sans perdre son âme.
« Aného n'est pas un musée, c'est un laboratoire de modernité qui puise sa force dans ses racines. »
Maire de la commune des Lacs 1, Alexis Coffi Aquereburu porte une ambition claire : transformer Aného en une ville durable et rayonnante tout en préservant son âme. Sous son impulsion, la ville redécouvre son patrimoine architectural afro-brésilien et colonial, non comme des vestiges, mais comme des leviers de développement touristique et culturel. Pour lui, le renouveau d'Aného passe par une réconciliation avec l'histoire. C'est dans cet esprit qu'a été lancé le FIHA (Festival International d'Histoire d'Aného), un événement qui attire désormais des chercheurs et des curieux du monde entier, faisant de la ville un hub intellectuel sur la côte ouest-africaine.
CONSULTER L'ENTRETIEN COMPLET« La lagune nous a tout donné, c'est à nous de lui redonner son souffle. »
À Glidji et dans les quartiers riverains de la lagune, une nouvelle génération se lève. Ces jeunes, guidés par un respect profond pour l'écosystème local, s'investissent dans la préservation des mangroves. Ils comprennent que la santé de l'eau est intrinsèquement liée à la santé de la culture Guin-Mina. Au-delà de l'écologie, ils sont les nouveaux conteurs. Sur les réseaux sociaux et dans les rues d'Aného, ils réinterprètent les traditions ancestrales pour les rendre accessibles à leurs pairs, assurant ainsi que les "Voix" du passé ne s'éteignent jamais dans le tumulte du monde moderne.
CONSULTER L'ENTRETIEN COMPLET« Les murs d'Aného parlent, il suffit de savoir les écouter avec le cœur. »
Maman Ayaba habite l'une des plus anciennes demeures d'Adjido. Gardienne des récits familiaux et des secrets culinaires hérités des "Agoudas" (descendants de Brésiliens), elle est une bibliothèque vivante. Sa voix, douce et posée, transporte ceux qui l'écoutent dans l'Aného du XIXe siècle, celui des grands négociants et des échanges transatlantiques. Pour elle, la voix est le plus précieux des héritages. Elle continue d'accueillir les visiteurs et les chercheurs avec une générosité sans faille, convaincue que l'identité d'Aného réside dans sa capacité à raconter son histoire complexe avec fierté et sérénité.
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